405*  posté le mardi 15 janvier 2008 14:41

 

- Cela dit... commença-t-il en lui souriant d'une manière

qui laissait très bien comprendre qu'il n'avait aucune intention

de la laisser agir comme elle aurait pu le désirer, il y a bien des

 points sur lesquels tu ne te voiles pas la face.

- Lesquels, pour exemple ?

 

Son regard gris lui brula la chair.

 

- Tu ne peux pas me résister.

- Alors là tu te trompes ! s'exclama-t-elle, bien

décidée à lui montrer le contraire.

 

Elle voulut faire un pas en arrière mais se rendit compte trop tard que... ses

 hanches étaient occupées par les mains de Josh, qui la maintenait contre lui

sans effort. Butée, elle se sentit rougir à l'idée de son ridicule et s'empara

 de ses mains pour tenter de les faire bouger. Ses efforts furent vains : Josh était

 imperturbable. Il la regarda en lui souriant tranquillement, la moue amusée.

 

- Tu as fini ton cirque ? lui demanda-t-il, moqueur.

 C'est tout ce dont... tu es capable ?

- Je ne t'ai pas encore cédé ! lui rétorqua Evie.

 

 

- Oh, il va peut-être falloir que je me montre actif, alors... ironisa-t-il,

 l'air de trouver ce petit jeu très plaisant, et désopilant.

- Act... ?

 

Sans qu'Evie ai eu le temps de comprendre ce qui lui passait par la tête,

Josh avait déjà calé leurs bassins l'un à l'autre et faisait glisser sa main

gauche le long de son postérieur au travers de sa fine robe de soie qui,

 finalement, ne laissait rien ignorer de ses formes. Agitée par un bref

sursaut, Evie n'abandonna pas la partie pour autant : elle fusilla Josh du

regard et posa sa main sur son torse pour le repousser, mais il resserra

 son étreinte et elle se retrouva littéralement collée à lui. Sa force était

 négligeable comparée à celle du jeune homme. Mais Josh n'avait pas fini

de lui infliger sa torture charnelle. Il oberva attentivement Evie pour voir sa

réaction quand il fit descendre ses mains de plus en plus bas jusqu'à

ce qu'elles atteignent la peau et qu'il puisse les glisser sous le tissu.

 

 

- C'est horrible d'être trop près de toi... souffla Evie.

- Tu portes mon contact en horreur ? la taquina Josh, exerçant

 une légère pression sur ses fesses.

- Ha, ha.

- Alors qu'est-ce qui est horrible ? continua Josh, ramenant sa main

 gauche sur la cuisse d'Evie pour la faire glisser vers le devant,

toujours sous sa robe, au niveau de sa hanche, tandis que sa main

droite tenait toujours fermement ses formes arrières.

- Ta... manière de vouloir m'attraper.

 

Josh sourit largement et joua avec la ficelle de

son string, cherchant à le baisser. 

 

- Même pas en rêve, rit Evie.

 

 

 

- Très bien, s'accomoda Josh. Que dois-je alors faire pour

t'adoucir ? T'embrasser... jusqu'à ce que tu prennes toi-même les devants ?

 

Evie baissa la tête en rentra le menton pour

lui échapper, peu loin de l'hilarité.

 

- Essaie toujours ! rit-elle.

- Oh... mademoiselle riposte. Très bien !

 

Il soupira d'aise et souleva sa cuisse pour aller placer sa jambe

 derrière la sienne et l'enlaça à l'aide de son bras gauche, ramenant leurs

 torses complètement l'un contre l'autre afin de se faciliter l'accès à son

 cou, sur lequel il commença à faire glisser ses lèvres.

 

 

- Tu es un tricheur... soupira Evie, réussissant tout de même à le repousser

de force, mais pas à lui soustraire sa jambe qu'il lui avait dérobée.

- Je ne triche pas, j'use de mes cartes.

- Dans ce cas tu en as plus que moi, ce n'est pas juste !

 

Josh sourit et la regarda un moment, attendri.

 

- Mais si, tu en as autant... simplement la majorité des tiennes t'aident

 plus à m'attirer qu'à m'envoyer valser... et franchement, je préfère ça.

- Tu me déclare skyzophrène ? fit Evie, plissant le front.

- Non, seulement partagée entre ton désir de me montrer l'étendue

de ta légendaire obstination que je connais déjà mieux que personne et

d'enlever ce gênant petit bras qui nous sépare dans l'immédiat pour

me laisser t'embrasser avec passion, plaisanta-t-il, à moitié sérieux.

 

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406*  posté le mercredi 16 janvier 2008 14:34

 

Sachant que la partie était perdue d'avance, et que de toute

manière elle ne résisterait pas plus longtemps, Evie, n'y tenant plus,

 s'aggripa à lui et se laissa choir dans ses bras.

 

Fermant les yeux, elle s'abandonna aux lèvres de son petit-ami et laissa

 ses émotions les plus fortes l'envahir à nouveau, comme chaque fois qu'elle

 entrait en contact aussi intense avec lui. Josh la serra contre lui avec une

satisfaction non-dissimulée, jubilant comme à son habitude de son pouvoir sur

elle. Mais Evie n'avait que faire de se montrer trop douce. Elle n'avait pas

envie de se retenir plus longtemps d'assouvir ses envies, et elle savait

qu'ils étaient toux deux en phase, qu'il connaissait ses sentiments.

 

 

Josh la maintint contre lui comme pour ne plus jamais

la quitter. Maintenant qu'elle avait laissé tomber ses gardes, il ne

voulait pas prendre le risque de la laisser s'envoler à nouveau.

 

Elle jugeait si mal l'absence... !

 

Deux semaines loin d'elle, et il redevanait presque un étranger à ses

 yeux. Evie était très compliquée. Bien trop psycho-rigide, trop

craintive de l'inconnu, trop attachée à ses habitudes... c'était un miracles

 qu'elle l'ait laissé entrer dans sa vie. Chaque fois qu'il y pensait, il se disait

 qu'il devait vraiment compter énormément pour elle pour qu'elle ait dû

renoncer à ses principes au profit d'un amour qui lui faisait peur.

Quand ils restaient longtemps ensemble, elle se débarassait de

sa pudeur. Mais quand il revenait après une absence relativement

 longue... elle se protégait en se montrant distante,

même inconsciemment. Il ne pourrait plus la quitter.

 

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407*  posté le mercredi 16 janvier 2008 14:49

 

Evie se laissa transporter par des milliers de frissons tous plus effrayants

et agréables les uns que les autres : un bonheur amer qui avait un

goût de liberté. S'accrochant à Josh comme à la bouffée d'oxygène

qui lui apporterait sa goutte de réalité au milieu de son délire, en même

temps qu'il alimenterait ses besoins de sensations planant bien

au-dessus de son lot quotidien de normalité.

 

Elle le sentit la faire se pencher en arrière et commander à son corps

 comme il aurait fait se mouvoir une poupée de chiffon.

Elle décida de laisser ses courbes obéir au moindre de ses

mouvements, qui l'entrainaient dans une chute... vers le sol ?

Eberluée, elle se rendit compte qu'il avait soulevé ses jambes afin de la

 contrôler entièrement, et qu'à présent, tout fier de lui-même... il la

 déposait par terre sur la moquette gris cendre de sa chambre.

 

 

Elle s'éclaircit la gorge, toujours aussi incrédule.

 

- Mmh... Josh ? Je rêve ou tu viens de me faire une prise de catch ?

- Ah non, le catch moi je sais pas faire.

- Il n'empêche que tu m'as mise à terre, je te signalerai ! Au cas où tu

 n'aurais pas remarqué, bien entendu... ajouta-t-elle sur un ton sarcastique.

 

Il lui sourit innocemment et la regarda avec des yeux brillants

d'amusement, penchant la tête sur le côté dans un geste attendrissant.

 

- Oui, et même que tu ne peux plus bouger ! fanfaronna-t-il d'une

 voix qui ressemblait de très près à un ronronnement.

- C'est ce qu'on va voir ! s'exclama-t-elle.

 

 

- Mademoiselle Holkins, vous êtes ma prisonnière, déclara-t-il

avec un sourire rayonnant, se relevant en faisant bien

 attention de la garder clouée au sol.

- Des clous ! s'offusqua-t-elle. Monsieur Miller, vous êtes un mufle !

- C'est ta manière de me dire que tu m'aimes, mon amour ?lui

susurra-t-il entre ses dents, ravi de la pousser à bout et

de la voir s'efforcer pour une cause vaine.

 

Evie renifla avec rancoeur, le toisa avec indifférence.

 

- Je n'aime pas les p'tits mecs qui ont tous dans les

 muscles et rien dans le crâne ! Encore moins ceux qui se

 valorisent auprès de leur belle en les abaissant à terre !

- Hé, tu vas me vexer ! la prévint-il, un petit sourire

moqueur dardant au coin de ses lèvres.

 

 

- Tu ne m'aimes pas ? l'interrogea-t-il, se repenchant à

nouveau sur elle, comme pour lui signifier que cette discussion

 importait déjà plus à ses yeux que la précédente.

 

Elle haussa les sourcils, détourna la tête, et dit sur un ton hautain :

 

- Non.

 

L'effet escompté était celui d'un ton blagueur, malheureusement

elle sentit elle-même que sa voix n'était pas très coopérative : ça

 paraissait plus sérieux que ç'aurait dû l'être.

 

- C'est pas très gentil... soupira Josh, ne sachant trop sur quel pied

danser : il avait vraiment l'impression d'importuner Evie, à présent.

- Mais t'es bénêt, bien sûr que si ! s'exclama-t-elle, agacée et honteuse.

- Me voilà rassuré, ironisa-t-il, secouant la tête.

- Eh ! s'insurgea Evie, un peu paniquée. Le prend pas si

 mal ! Bon dis-moi dis-moi ! Comment je fais pour

 te faire oublier cette faute d'humour ?

 

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408*  posté le jeudi 17 janvier 2008 08:19

 

- Pour commencer... tu pourrais te faire moins rude et plus coopérative.

- C'est à dire ? fit-elle en relevant les yeux vers lui, sentant clairement

 les battements de son coeur s'accélérer à cette soudaine proximité

qui augmentait de seconde en seconde, Josh se rapprochant d'elle

 avec cette éternelle lueur de détermination et d'assurance dans

 ses beaux yeux charbon.

 

Josh, pour toute réponse, fit basculer les coudes d'Evie, sur lesquels elle

 se reposait, la faisant s'étendre de tout son long au sol. Il lui saisit les poignets

 et les ramena au-dessus de sa tête, la laissant complètement vulnérable. Ne

desserrant pas son emprise, il fondit sur elle tel un prédateur sur sa proie, et

 déposa ses lèvres sur les siennes. Evie ouvrit immédiatement la bouche, trop

désireuse de partager un de ses baisers. Ses bras étant levés, elle sentait sa

 poitrine remonter vers le haut, de plus en plus visible, ce que Josh ne

manqua pas de remarquer, et il descendit jusqu'à ses seins pour

en caresser la courbe de ses lèvres.

 

"Je suis née... pour te dire que je t'aime.

Et je suis déchirée... de faire ce que je dois faire.

Pour que tu sois mien, reste... reste avec moi ce soir."

 

Evie, grisée par ces baisers sur sa poitrine, se laissa complètement choir

 au fond de ces plaisants ténèbres. Sentant sa robe glisser d'elle-même, elle

regarda Josh comme à travers un voile de rêve, bien qu'il se trouvât dans la même

 dimension qu'elle : celle de la chaleur, de l'ennivrement et de l'unisson

de la matière. Une fièvre tenace lui brouillait la vue et l'esprit tandis qu'elle

glissait sa main sous le t-shirt de Josh sans bien se rendre compte qu'elle

 était en train de l'embrasser le long de la clavicule. Mais était-elle seulement en

 train de faire ces choses ? Trop de fatigue d'avoir été seule tout ce temps...

 toute cette vie. Et juste le désir... "le désir que tu sois ici avec moi" .

Le corps perdu quelque part contre le sien, son âme perdue quelque part

entre eux deux, à la dérive ou bien tout simplement à demi dans

 son coeur,l'autre moitié dans celui de Josh, elle s'empressa de retirer

ces fragments dont on se sert pour se cacher.

La fusion de deux corps apportait la fusion de l'esprit.

 

 

- Rends-moi mon âme... murmurra-t-elle à son oreille.

 

Josh l'attira à lui et s'ennivra de toutes ces sensations qu'elle lui

apportait. Il se nourrit de son contact charnel, de sa peau brûlante.

 

- Je n'en ai pas envie.

- Tu devrais pourtant... continua-t-elle, ne sachant

même plus de quoi elle parlait.

- Même si tu essayais, tu ne pourrais me reprendre ce que je t'ai

 destitué. Et pourtant, c'est totalement indépendant de ma volonté.

- Tu voudrais donc dire que nous sommes maudits ?

- Plus de salut possible. On s'est déjà mutuellement empoisonnés.

- Il n'y a pas de remède pour toi... j'avais pourtant

essayé de m'en débarasser.

 

Josh esquissa un sourire, peu surpris.

 

- Je sais bien.Mais tu ne peux pas.

Tu ne peux pas t'en défaire.

Accepte-le.

 

Musique:

SecondHand Serenade

"Your call"

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409*  posté le jeudi 17 janvier 2008 23:35

 

"Waiting for your call, I'm sick, call I'm angry
Call I'm desperate for your voice
Listening to the song we used to sing
In the car, do you remember
Butterfly, Early Summer
It's playing on repeat, Just like when we would meet
Like when we would meet..."

 

Je t'ai attendu tellement longtemps...

Et maintenant tu es là, je suis avec toi et je ne sais pas

 où ça va nous mener" pensa Evie.

 

Bien sûr, elle savait déjà que toute cette histoire allait les mener

 à un futur semé d'embûches, parfois pluvieux, parfois rayonnant, et

 parfois tellement orageux qu'on ne pourrait même plus voir l'autre...

 

Pour un tel plaisir...

Il fallait payer de chair.

Il fallait payer de sang.

Il fallait payer de vie.

Et avancer sans regarder en arrière.

 

 

"I was born...

 To tell you I love you.
And I am torn...

 To do what I have to,

 To make you mine
Stay with me tonight..."

 

Parfois il faut faire des choix.

Il y a de nombreux chemins qui s'offrent à nous.

Chacun apportera son lot de souffrance.

Alors entre regretter toute sa vie... un homme qui la faisait vivre, qui la faisait

 vibrer et apprécier le contact du vent sur sa peau après vingt-trois ans de morne

 existence, ou bien... ou bien s'engager sur cette route sinueuse et étroite sur

 laquelle ils s'engageraient ensemble, s'éloignant chaque jour un peu plus pour

 finir par se rattraper comme des bommerangs... en ôtant sans le vouloir la vie

 à tous ceux qui les approcheraient de trop près... il fallait se risquer à y aller.

Même si cela devait lui coûter la vie à elle.

Même si cela devait lui coûter la vie à lui.

Ils assumeraient leurs choix.

Et vivraient pleinement avant de s'éteindre comme la douce et

brûlante flamme d'une bougie qui a consumé toute sa tolérance.

 

 

"Cause every breath that you will take,
When you are sitting next to me !
Will bring life into my deepest hopes,

What's your fantasy ?"

 

Josh, de son côté, était loin d'être aussi défaitiste qu'Evie.

Il se doutait bien qu'ils auraient à ranchir des obstacles.

Mais, quelque part...

Il était bien plus idéaliste qu'elle. Le moment présent lui suffisait à

 déclarer qu'après tout, ils pourraient toujours tout surmonter aussi

longtemps qu'ils resteraient dans cet état d'esprit d'osmose et de confiance.

Il n'était pas encore prêt à affronter les responsabilités d'actes trop

déchirants. Et elle non plus. Alors... un des deux devrait prendre.

Mais pour l'heure... l'amour régissait leur monde.

 

 

"And I'm tired !

 Of being all alone ! 

And this solitary moment

makes me want to come back home...

I was born...

To tell you I love you
And I am torn...

To do what I have to."

 

Ce soir, reste avec moi.

Et promets-moi que dans quatre ans tu ne m'auras pas oubliée.

Promets-moi que tu m'aimeras toujours.

Promets-moi que tu ne m'abandonneras jamais...

"Jure-moi, jure-moi tout ça...

Et même si tu n'y crois pas !

Même en croisant les doigts..."

Jure-moi.

 

 

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