
Parfois on se dit que notre vie est vide.
Parfois on se dit que le monde est vide.
Et parfois on est tout simplement aveugle.
Ayant l'impression d'être rejeté de tous, on ne se rend pas compte
qu'ils nous tendent les bras, et que c'est nous, avec notre maudite fierté,
qui les rabaissons plus bas qu'ils ne sont... qui nous croyons supérieurs
en nous disant qu'avec les autres, on perd notre temps.
Ou bien, parfois, les autres nous font peur.
On s'auto-rabaisse, on se fait du mal, on se crée une névrose, puis
une véritable psychose... on ne connait plus rien de notre véritable identité.
On dénigre celui qu'on a été avant, car on n'est plus le même, et on a
des regrets... on n'assume plus rien, on ne contrôle plus rien.
Alors on reste avec cette cavité émotionelle.
Pour combler le vide, on se force à souffrir.
Et on attend très, très longtemps avant que la
lumière ne pointe au bout du tunnel.

On s'enferme.
On ne parle plus.
On ne décroche plus le téléphone quand il sonne.
On laisse notre téléphone portable sur répondeur, ou bien on le jette,
ou bien on n'en a tout simplement jamais eu et on en est bien content : il
ne manquerait plus que des gêneurs viennent blinder notre messagerie !
De toute manière, leurs messages, on n'a pas envie de les entendre...
On se lave quand il le faut.
On mange parce qu'on a faim.
On décolle de son lit ou de son siège quand on
a envie de se rendre aux toilettes.
Une fois qu'on est de retour dans notre sombre - et pourtant
si sûr - espace, on a l'étrange impression que notre virée en
dehors de notre tour d'ivoire a duré des siècles.
On perd toute notion du temps.

Il y en a qui sont vraiment seuls.
Parce qu'ils ont la quarantaine.
Ils ont passé leur vie à rejeter les autres.
Ils ne supportent plus le contact humain.
Tout les dégoûte.
Ils n'ont plus foi en rien.
Ils ont cessé de vivre depuis longtemps.
Leur existence ne se résume qu'à deux choses : faire souffrir
son rare entourage, et se faire souffrir soi-même.
Parce qu'on ne s'en rend pas forcément compe, mais
dès qu'on prend conscience qu'on est malheureux, on passe
notre temps à se faire du mal.

Et puis, dans le cas de Pete Doverty, faire souffrir les autres
devient tellement une habitude qu'on finit par
en avoir besoin pour survivre.
Un jour, comme la coke, on a envie d'une plus forte dose.
Alors on se croit le maître du monde.
Et là, on tue tous ceux qui nous importunent.
On en oublie que nos victimes ont une vie.
On n'est plus qu'une coquille vide, on ne sait même plus ce
que signifie ce si beau verbe :
"Vivre..."
Alors on s'imagine que pour les autres c'est pareil.
On n'a plus foi en rien...
A part en notre souffrance, cette amie qui nous
tient chaud le soir sous la couette.

While on the hills
The fires burned at midnight
Superstition plagued the air
Sparks fly as the fires burned at midnight
Stars are out and magic is here
The stars are out and the magic is here…
Many stars were forgotten
Many faded and became ghosts
Still my sisters glittered down from heaven
Always there when I needed them most…
Après tout,
On vit bien, en sadique.
... Non ?
Jusqu'à ce qu'on en crève...
On Se Croiiraii Dans Un Episode De Desperate Housewives Kand Marii Machiin Chose Faii Un Ptii speech sur Les Habiitants


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